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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 12:00
Ses pognes sales au fond de poches trouées, cherchent en vain les traces d’un passé lointain.
Sur le chemin de sa solitude les passants sont des silhouettes fantômes, souvenirs de ce qu’il fut.
Ce creux au ventre ce n’est pas la faim, c’est l’amertume qui creuse encore et encore. Cette ennemie nourrit son désespoir et laisse son cœur affamé.
Où est il celui qui chaque soir lisait les contes du chat botté ? Ce père amoureux qui laissait au front tendre un baiser, cadeau de nuit ? Quels orages rageurs ont détruit le jardin des jours heureux ?

Il ne sait plus.

Son esprit chaviré de tempêtes de larmes, brisé de colères inutiles, ne veux plus se souvenir.
Il n’est qu’une ombre. Une ombre dans la nuit dont on détourne nos pas. Brume salie et honteuse, rejetée, humiliée par ses pairs.
Ils ont oublié, qu’autrefois, il était un père.
Sonia
 
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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 12:00

L’homme assis au bord d’une fontaine, las des bruits de la vie, laisse vagabonder son regard au-delà...

Ses yeux s’envolent au-dessus des toits ardoisés, rejoignent les rivages solitaires d’une île silencieuse.
En chemin ils ont amassés des fragments de nuages pour en faire leur nid.

Une falaise accueillante offre à la vue le ressac dentelé d’une mer de jade. Les étendues de poudres blondes, vierges de toute traces, témoignent de la sérénité de son refuge. Le soleil se mire sur la pierre étalant son reflet en milliers d’éclats scintillants sur les flots. Sa chaleur incite au plongeon.

Le regard se perds alors sous la transparence de l’eau, s’invite au banquet des poissons colorés. Des parterres de coraux moirés entourent la piste où dansent les méduses gracieuses.
Les invités se succèdent, en carrosses tirés par des hippocampes rieurs. Le poisson clown, bouffon du roi amuse la galerie, tandis que le poisson-lune observe les amours des étoiles de mers. Les yeux saisissent l’aileron d’un dauphin qui jaillit hors de l’eau projetant d’innombrables perles brillantes sur la plage déserte.

Du haut de la falaise l’horizon flamboyant étale ses flammes sur l’océan qui rougit de plaisir.

Le regard à nouveau s’envole et retrouve la fontaine illuminée par les réverbères.
D’un battement de cils la réalité s’impose à nouveau.


L’homme se lève, fait quelques pas pour rejoindre le banc qui lui sert de chaumière. Il s’allonge sous la couverture sale et usée qui l’accompagne depuis quelques temps.

Une longue nuit l’attend, sans sommeil et sans rêves...

 

Sonia

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 12:00

Le temps
Suspendu
Aux branches nues

Glisse
Inexorablement,
S'eraffle sur les noeuds
Avides de bourgeons.

La terre
Ecoute
Les silences rageurs
Des racines arides

Pleure
Indéfiniment,
Se crevasse à la flamme
Ardente de nos corps.

Le vent
Gifle
La tige torturée
Tailladée de souffrances

Agite
Perpétuellement,
S’essouffle aux cœurs brûlants
Assoiffés d’abandon.

 

 

Sonia

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 12:00

Aux miroirs d’ambre brun
Des ombres salines
Dérobent la lumière

Pour qui sont ces sermons
Echappés d’autres temps ?

Ses yeux
Encerclés d’opaline
Enferment le regard
Dans le reflets des cierges.

Pour qui sont ces chansons
Echarpées de silences ?

Ses mains
Polies par les caresses
Empoignent le vent froid
Soufflé par cette absence.

Pour qui sont ces regrets
Enrobés d’amertume ?

Son âme
Eperdue de douleur
Enchaîne l’aube grise
A l’orée de son cœur,

Pour celle qui l’attends
Au-delà des serments.

 

 

Sonia

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 09:00

.

Un poing
Enserre l’amertume
Jusqu’à la douleur,

Frappe.

Le geste,
Inutile,
Inonde d’incarnat
L’espace immaculé.


Sur le miroir
Mille éclats de peau
Brisés de solitude.

L’image écartelée
Cherche une issue
Aux dédales d’un reflet.

 

 

Sonia

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 09:16

Dans tes yeux noirs

Des larmes bleues,

Douceur d'un soir

Importe peu.

 

Déverse ton chagrin

Dans le creux de mes mains,

J'arroserais mon cœur

Avec l'eau de tes pleurs.

 

Dans tes yeux noirs

Des larmes bleues,

Tes joues d'ivoire

Rougies de feu.

 

Donne moi tes malheurs,

Dans le feu de l'ardeur

Brûlons cette tristesse

Oublions la détresse.

 

Dans tes yeux noirs

Des larmes bleues,

Qui vont échoir

Dans mes cheveux.

 

 

Sonia

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 09:00

Les ailes de mélancolies

Ont déposés leurs plumes

Dans les vallées de la folie

Recouvertes de brume.

 

Comme ce cygne blanc

Au lac de mes pensées

Une brise d'antan

Ride mon cœur blessé.


Aux plaines douloureuses

Un crépuscule intime

Voile l'eau de mes pleurs

Cascade dans l'abime.


Et la terre brulée

Emporte en ses sillons

D'espérances passées,

Un tendre compagnon.

 


Sonia

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 09:00

Sur ta tombe inondée

De perles de rosée,

Le reflet du passé

Tes joues pâles fardées.

 

La rondeur d'une larme

Sait jouer de ses charmes

Et la mélancolie

A des parfums de pluie.

 

Mes cheveux en rideau

Et mon cœur en lambeaux

Dévoile la douleur

Qui me brûle en cette heure.

 

Tendrement je dépose

Sur la pierre une rose.

 

Sonia

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 23:22

 

Un vieux papier froissé au fond de la corbeille

D'où jaillissent des cris qui vrillent mes oreilles,

De ses plis insensés s'écoule une encre rouge

Frissons incontrôlés, autour plus rien ne bouge.

 

Stopper ces hurlements qui me glacent les sangs,

Les grincements aigus qui percent mes entrailles

Et abîment mon cœur d'une profonde entaille.

Ne plus voir tous ces corps couverts d'un voile blanc,

 

Effacer l'incarnat qui couvre mon regard

Quand la chute du jour envahit ton retard.

Tant de bourgeons fanés dans ces papiers froissés,

 

Tant d'Amours dévastés, de désarticulés,

Membres éparpillés sur les chaussées rougies,

Sous les tôles froissées, d'infinies léthargies.

 

Sonia

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 23:14

 

Quand le félon Phoebus

S’en va marivauder

Vers d’autres parallèles

 

Une lente agonie

Explose en lueurs froides

Aux arènes du coeur.

 

Quand la cruelle absence

Brûle le jour maudit

Qui me tiens loin de lui

 

Son reflet dans mes larmes

S’écoule avec la pluie

Qui frappe à ma fenêtre.

 

Je voudrais tant passer

Le reste de mes jours

Au creux de ton amour

 

Pour effacer enfin

Toutes ces lueurs froides

Qui éclairent mes nuits.

 

Sonia

 

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