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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 22:31

 

Improbable fringante

Dévale les pentes

De rides accablantes.

 

Je me prélasse

Et n’ai de cesse

De vaincre la paresse

Qui se presse

Aux rives de la vieillesse.

 

Irrésistible élégante,

A quoi sert de faire semblant

Quand la peau se répand ?

 

Je me prélasse,

Dans les inlassables

Caresses,

Imaginaire maitresse

Au cœur de la vieillesse.

 

Sonia

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 22:33

 Mon cœur à fleur de peau

A peur qu’on l’aime trop,

Il revêt son caban

Se protège des vents.

 

Mon cœur à fleur de tête

A peur que tout s’arrête.

Il enfile un bonnet,

Il écrit des sonnets.

 

Mon cœur en tendre fleur

De se faner a peur,

Ses pétales s’étalent

En gouttes lacrymales.

 

Sonia

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 22:29

La fraîcheur des eaux pâles

Sur mes joues d’incarnat,

Un ruisseau qui cavale

Jusqu’à mon cœur grenat,

 

Rosée de désespoir

Sur l’aube de l’absence,

Mes larmes vont échoir

Au gouffre de carence.

 

C’est le demi de moi

Qu’emporte le destin

Dans son triste convoi

Vers d’autres lendemains.

 

Sans toi, mon esprit

Dort à la belle étoile

Car mon cœur est épris

Dans les fils de ta toile.

 

 Sonia

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 00:25

23 octobre 1915,

Mon tendre Amour,

 

La boite est toujours vide…

Mon cœur et âme le sont aussi.

 

Je t’aime encore plus fort, chaque jour qui passe et me tient loin de toi.

 

 

 

24 octobre 1915,

Ma jolie fleur,

 

Je suis là tout près ! N’entends tu pas le rythme syncopé de mon cœur qui ne bat que pour toi. Lorsque je pense à ton visage, à ton corps, il couvre en puissance le bruit des canons, jouant pour toi l’hymne du grand Amour.

J’aime tant te lire, je peux, le temps de tes mots oublier les horreurs de cette guerre. N’aura-t’elle jamais de fin ? Que je puisse enfin te serrer à nouveau dans mes bras, enfin retrouver ton odeur. Ce parfum de pain chaud et de vanille au creux de ton cou juste derrière l’oreille. Ce lieu caché par les rideaux de feu de ta chevelure.

Mmmm tes cheveux… Leur soie me manque tant…

 

Je regarde les étoiles chaque soir et je voyage vers toi infiniment.

Je t’aime à la folie ma douce.

 

 

 

25 Octobre 1915,

Mon Adoré,

 

 

J’ai fait du pain hier…

Je sais comme tu aimes l’odeur du pain qui cuit dans le grand four de pierre. Je transmets le souffle de l’Amour qui me porte vers toi dans mes gestes depuis mon cœur jusqu’à la mie de ce pain d’Amour. Pétrir et travailler la pâte sont des actes qui apaisent ma douleur.

Lorsqu’encore chaud j’ai brisé la croute afin de me délecter j’ai pensé si fort à toi que mes larmes se sont mêlées à la mie.

Mais comme je suis une folle !

Je te parle de pain chaud alors que tu dois souffrir de la faim et du froid !

C’est que j’espère que de partager ces instants du quotidien que nous aimons te permettra de te sortir indemne de ce calvaire que tu endures chaque jour vaillamment.

 

Le soleil a fait une apparition timide aujourd’hui. La vigne vierge flamboyait sous ses rayons. C’est un spectacle magique que je souhaite partager avec toi comme nous le faisions avant…

 

Notre ami le Rouge-gorge ne quitte plus le joli nichoir que tu lui as façonné avec amour. Tu devrais voir comme il est brave et viens chercher sa pitance jusque dans ma main !

 

Tu me manques, encore et toujours…

Je t’aime

 

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 22:19

15 octobre 1915,

Mon cher et tendre Amour,

 

Rien d’autre que le roulement qui gronde au loin toujours assourdissant et empli d’une angoisse sans fin.

Pas de nouvelles…

Le temps assassin creuse ses sillons sur ma peau et mon âme. Les longues heures s’étirent et ruissellent sur mes joues chaque jour que Dieu fait depuis ton départ.

Pourquoi ?...

 

J’ai envie de hurler à la lune, de frapper la terre innocente et pourtant complice. J’ai envie de gémir prostrée dans tes vêtements pour tenter de recevoir encore en plein cœur les bribes de ton odeur. Elle n’existe plus que dans mon esprit et pourtant elle a tant de force.

 

Tu me manques tellement…

Je t’aime

 

 

 

 

 

 

19 octobre 1915,

Mon Précieux Amour,

 

Où es-tu ?

 

L’écho de mes hurlements revient sans cesse et frappe mon cœur tel une pluie de grêle détruisant les récoltes.

Je me meurs loin de tes bras, mon cœur s’étiole telles ces fleurs dont la vie s’éteint peu à peu depuis le début de l’automne.

 

J’ai faim de toi…

Il m’arrive de te rêver avec une intensité telle que je m’attends à te trouver là ton épaule sous ma tête, une main dans mes cheveux… Le réveil est cruel alors et je me laisse aller à de sombres pensées. Je laisse le désespoir m’envahir, griffer mon âme et geler la flamme qui me consume depuis que nous nous sommes rencontrés…

 

Cette flamme si ardente et tendre à la fois me tient compagnie et réchauffe mes soirs solitaires. Je rougis en songeant à nos ébats et à cette déferlante qui m’envahit chaque fois que tu offre ta virilité à mon corps fiévreux…

J’ai soif de toi…

 

Tu me manques tant et tant…

Je t’aime fort…

 

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 00:20

304. 

 

 

L’émotion propagée

D’un livre qu’on se prête,

Ou la douceur sucrée

D’un dessert partagé.

 

Le torrent de désir

Que tu fais naître en moi

Juste par ce regard

Qui en dit long sur nous.

 

Ce sont tes yeux avides

Qui caressent mon corps,

Mains posées  tendrement

Sur la rondeur d’un sein.

Tes lèvres qui s’écoulent

Sur ma peau frissonnante.

 

Tes larmes que je bois

Pour prendre ta douleur

Et la jeter ailleurs.

 

Ces mots qu’on se chuchote

De peur qu’ils ne s’échappent.

 

Notre Amour.

 

 

Sonia

 

 

 

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 22:46

(2ème série)

 

 

7 octobre1915,

 

Mon Adoré,

 

Je suis descendue en courant vers la croisée des chemins, le cœur battant j’ai ouvert la boite en bois blanc et enfin j’ai serré ta lettre contre mon cœur comme si c’était un peu de toi.

 Je me suis arrêtée là pour imprimer cette rencontre au plus profond de mon cœur.

Savourer cet instant comme il se doit afin de te retenir un peu près de moi.

Je me suis assise au bord du chemin en compagnie des oiseaux de la forêt pour prendre le temps que tu mérites.

J’ai enfin respiré l’odeur du papier pour tenter de retrouver un instant la saveur de ta peau. Puis je l’ai ouverte avec précaution de peur qu’elle ne s’envole comme les oiseaux.

 

L’automne est là avec ses couleurs de feu. Je promène ton absence dans les forêts alentour, attentive au froissement des feuilles sous mes pas. Comme j’aimerais pouvoir t’envoyer un peu de ces sons familiers et rassurants. Comme j’aimerais pouvoir t’envoyer l’odeur des sous-bois après la pluie afin que tu te sentes un peu comme chez toi. Je n’ai que des mots et ils me semblent bien fades.

Le soleil aujourd’hui semble fêter ta lettre, ses rayons irisent les gouttes des dernières pluies en un chatoiement de couleurs scintillantes.

 

As-tu faim ?

Tu ne me l’as pas dit dans ta lettre.

 

Je cire les meubles chaque jour, caresser ton travail de mes mains et faire vivre le bois, c’est comme si je faisais taire les bruits du canon afin que tu vives un jour de plus, un jour qui te ramènerais vers moi.

 

La maison t’attend elle aussi.

Je viens de terminer le dessus de lit que je commençais lorsque tu es parti.

 

Je vais rester un peu sur la terrasse ce soir pour saluer la lune et emplir mes yeux des myriades d’étoiles. Ainsi je pourrais t’envoyer dans ma prochaine lettre une peinture en mots de ce ciel que tu aimes tant.

 

Comme tu me manques mon Amour.

Je t’aime si fort…

A bientôt.

 

 

 

 

8 octobre 1915,

 

Mon Ange,

 

Comme promis voici le ciel d’hier.

La lune m’a semblée triste sous son voile de brume.

Chaque fois que je regarde le ciel du soir je m’attends à sentir ton bras autour de mes épaules, à entendre ta voix me murmurer « Regarde comme c’est beau… »

Tu as raison, à part ton Amour je crois qu’il n’y a rien de plus beau que ce ciel.

Hier soir Vénus en était la reine, tu as le bonjour d’Altaïr et de Sirius, tu leur manques aussi…

J’ai regardé nos étoiles chéries en pensant que de ton coté tu faisais la même chose. J’ai prié très fort pour que nos regards se croisent aux confins du firmament.

J’ai souhaité que les cieux m’engloutissent, que le tourbillon de la voie lactée me porte jusqu’à toi.

Ton absence est un trou noir au creux de mon âme.

 

Je t’aime.

A bientôt.

 

 

 Sonia

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 09:59

J'ai commencé cette série, je vous livre les deux premières. A vous de me dire si vous avez envie d'en lire d'autres...

 

 

 

13 septembre 1915

Mon Amour,

 

Ce que je ne peux te dire aujourd’hui, je te l’écrirais demain.

Une lettre encore…

Jusqu’où ira t’elle ?

 

A la croisée des chemins j’imagine la boite peinte en blanc, elle attend chaque jour ces lettres qui ne viennent pas, perdues en route, les intempéries, le feu, la guerre ?

Pourtant je continue, chaque jour que Dieu fait, chacun de ces jours que les hommes salissent, je t’écris. Il le faut, c’est ainsi que je survis à ton absence.

 

Mon Amour, hier encore ton visage s’est penché sur moi et j’ai senti ton souffle au creux de mes boucles. Mon cœur brûlant que mes mots te parviennent au-delà de ces montagnes noires. Ma voix vibrante au creux des rêves qui te conjure de survivre, de revenir.

J’attends, je t’attends et tout mon être saigne de cette longue et lente agonie…

 

C’était hier, tu es parti. C’était il y a un mois, un an, je ne sais plus. Compter est au-dessus de mes forces, compter ce serait mourir un peu chaque heure passée loin de toi.

 Je préfère me nourrir de ces instants précieux. Des flocons de neige pour une langue assoiffée, des rayons de soleils pour un corps transi. Ce sont ta voix, ton regard, tes caresses qui me tiennent lieu de calendrier.

La lumière s’enfuit et le bruit des canons se rapproche, j’ai peur. Pourtant ce n’est pas ma propre mort qui m’effraie mais plutôt chacun de ces coups assourdis qui me rappellent que tu pourrais tomber. Ces bruits comme le son mat d’un corps qui touche terre poignardent mon Amour. Chacun d’eux est une blessure qui s’ouvre et refuse de se fermer.

Mon Amant, tu m’as confiée ton âme et elle pèse sur chacun de mes pas lorsque j’aperçois au loin les fumées des champs de batailles. Elle est comme ces oiseaux affamés qui s’éloignent dès que je m’approche pour leur tendre du pain.

Dois-je te dire encore que tu me manques ?

 

Je te parle de moi sans cesse, de ce que ton éloignement provoque dans mon cœur.

Mais toi, que ressens tu à cette heure ?

Comme doivent être pénibles ces combats dans la boue et l’odeur de poudre, dans le sang et la mort. Curieusement, j’espère que tu as faim, cela signifie que tu es encore en vie. Lorsque l’essentiel de sa vie est loin, on se raccroche à ces détails matériels comme à des bouées de sauvetage. Ma photo est elle toujours près de ton cœur ? Cela doit être si difficile de garder quelque chose à soi dans la mêlée des combats.

La tienne est usée à force de regards et de caresse…

Je t’aime.

A bientôt mon Amour.

 

 

29 septembre 1915,

Ma petite Fleur,

 

Juste une minute pour te dire que tes lettres sont des baumes sur mes blessures. Je ne les reçois sans doutes pas toutes, mais chacune de celles que j’ai, est attachée à mon cœur, à côté de ta photo. J’aimerais que tu me parles de toi encore, que tu me décrives ton paysage afin de m’en nourrir et de ne plus avoir peur.

Dieu fasse que les canons restent loin de toi.

Tu me manques tellement.

Je t’aime.

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 08:00

367.

 

La brise se fraye un chemin

Dans le fracas des vies qui courent

Pour arriver jusqu’à ma main.

Je la caresse avec Amour.

 

Pour oublier les lendemains

Il me faudrait donner le jour

A d’autres lignes de la main

Sur le papier et sans détours,

 

J’écrirais la chanson du vent,

Le parfum de tous les amants

L’éclat de ton regard, absent

La saveur d’un rire d’enfant.

 

Pour oublier les jours passés

Il me faudrait donner la nuit

Pages entières dessinées

Au creux de mes rêves d’ennui.

 

Je dessinerais tes paroles

L’arôme de tes paraboles

Les couleurs de ton auréole

Le goût des lèvres en corolles.

 

La brise s’effraie en chemin

Car le fracas des vies l’entoure

Rejoins les lignes de ma main

Et laisse s’envoler l’amour.

 

 

Sonia

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 22:44

363.

 

De si longs silences

Echarpes de lumières

Evadés de nuit musicale

 

Ces particules dansent

Autour du sommeil

Mon éveil s’épanche

 

Spirale des jours fanés

Glacée le long des murs

Qui peuplent tes absences.

 

De si longs, si lents

 

Effleurements

 

A l’aube d’un crépuscule

Glissent lentement

Sur l’échine d’un rêve,                               

Frôlent

La colonne nue

De mes désirs.

 

De si longs silences

Lissent mes cheveux

Eparses

Avides de sentir tes doigts

Dans leurs chemins de soie.

 

L’aurore pointe

Le long de ces silences

Chut !

 

Sonia

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