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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 12:00

Effrayante amnésie,

Ton reflet
S’efface au voile du temps.

Le retenir
A tout prix
Absolue nécessité.

La promesse s’estompe
Délivrance cruelle,

Je veux te garder
Ne pas t’oublier.

Il me faut continuer,
Tisser cette vie
Sans l’écheveau du cœur
Tâche insensée.

L' insolente torpeur
Froisse les souvenirs
Jetés aux vents de l’oubli
Sur les cieux
En lueurs mortes.

Du miroir
Au firmament,
Il ne reste qu’un pas.

Il me faut désormais
Elever mon regard
Souffler mes pensées
Vers ton étoile
Trop lointaine.

 

Sonia

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 12:00
Ses pognes sales au fond de poches trouées, cherchent en vain les traces d’un passé lointain.
Sur le chemin de sa solitude les passants sont des silhouettes fantômes, souvenirs de ce qu’il fut.
Ce creux au ventre ce n’est pas la faim, c’est l’amertume qui creuse encore et encore. Cette ennemie nourrit son désespoir et laisse son cœur affamé.
Où est il celui qui chaque soir lisait les contes du chat botté ? Ce père amoureux qui laissait au front tendre un baiser, cadeau de nuit ? Quels orages rageurs ont détruit le jardin des jours heureux ?

Il ne sait plus.

Son esprit chaviré de tempêtes de larmes, brisé de colères inutiles, ne veux plus se souvenir.
Il n’est qu’une ombre. Une ombre dans la nuit dont on détourne nos pas. Brume salie et honteuse, rejetée, humiliée par ses pairs.
Ils ont oublié, qu’autrefois, il était un père.
Sonia
 
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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 23:20

L’ondoiement d'un parfum,
Serpent chatoyant, s’enroule sur mon âme, se love au creux du cœur.
C’est toi qui viens, toi qui t’en vas.

Les instincts ancestraux se dissimulent à peine, sous le cèdre et l’ambre.
Ces notes impriment sur mon corps l’essence masculine.
Tandis que la bergamote aiguise mes sens et tente mes papilles, je saisis au vol une note épicée. Je l’enlace et la garde sur mes boucles fauves.
Trésor éphémère.

L’odorat me transporte hors des instants où l’absence fait rage. Mirage...

Envoûté, mon esprit n’a de cesse de garder l’image de ces senteurs, témoins de ta présence.

Je porte mes mains tatouées au plus près de mon visage. Quelques particules subsistent encore, effluves complices. Ces écrans olfactifs diffusent le film des moments magiques où nos corps se mêlent.

Si petites molécules de toi, minuscules pointes douloureuses et tendres sur ma peau de solitude.

Je veux vous épingler comme des papillons sur ma peau, souvenirs volatiles adorés.

 

 

Sonia

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 12:00

La vie est un métier
A tisser,
Le destin de la laine
A filer.

Nos actes des fuseaux
A choisir,
Les épreuves des nœuds
A venir.

Trop tendu,
Le fil du temps se brise..

Ne nous y trompons pas
Nous sommes les tisseurs
Du tapis de nos vies.

 

Sonia

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 12:00

Aux remparts de ma solitude
L’ombre de nuit se désagrège
Sous le feu nourri d’une neige
En tourbillons d’incertitude.

Mes pensées frôlent l’altitude
De ces étoiles florilège
Une pluie d’or tel un cortège
A l’âme en quête d’habitude.

Le chant du ciel au matin nu
Enroule l’aube sur mes lèvres
Taille le jour comme un orfèvre

Libérant l’astre détenu
Au creux des draps de chambres vides
Délaisse enfin sa chrysalide.

 

Sonia

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 12:00

C’est d’abord un ruisseau qui prend source à tes yeux.
Comme un doux clapotis qui est né de tes mains
Et dévale tremblant les courbes de mes seins.
Aux vallées de ma peau il fait poindre le feu,

Et dresse l’herbe folle d’un duvet soyeux.
Puis il se fait rivière en coulant sur mes reins
Quand ta bouche s’attarde au triangle satin.
J’en appelle à ton corps, implorant de mes vœux

La douceur de ta langue à l’orée de mon bois.
Le délicieux supplice a grossi la rivière
Et fait d’elle un torrent qui inonde mes terres.

J’invoque ton amour pour que vienne la joie
D’accueillir ta semence en mon île enfiévrée,
La vague de passion qui viendra m’achever.

 

Sonia

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 12:00

Privée d’opium du cœur je réclame ma dose,
Trop loin de ta chaleur je pense encore à toi
Je le sens en cette heure et clame mon émoi,
Avant que je ne meure apporte moi des roses !

Pose ces tendres fleurs sur mes paupières closes
Ton âme et ton ardeur sur ma peau de chamois,
Juste un peu de douceur sur le bout de tes doigts
Pour goûter au bonheur de nos corps virtuoses.

Délirante passion en ondes voluptueuses
Déferle sur ma nuit de songes enfiévrés
Et me laisse au matin chancelante, enivrée.

J’ouvre alors mon regard à l’aube savoureuse
Empreinte du parfum des bras qui m’ont bercée
Et m’étire en rêvant que tu vas m’exaucer.

 

Sonia

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 12:00

J’ai soulevé
Le couvercle,

Une lumière
File au travers de l’onde
Se réfugie
Au giron des yeux.

Mon âme
Ouvre ses bras
Aux regards indiscrets

Le sang des mots
Sur la peau des arbres,
Offre mes secrets
A qui veut plonger
Au lac de mes écrits.

 

Sonia

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 12:00

L’homme assis au bord d’une fontaine, las des bruits de la vie, laisse vagabonder son regard au-delà...

Ses yeux s’envolent au-dessus des toits ardoisés, rejoignent les rivages solitaires d’une île silencieuse.
En chemin ils ont amassés des fragments de nuages pour en faire leur nid.

Une falaise accueillante offre à la vue le ressac dentelé d’une mer de jade. Les étendues de poudres blondes, vierges de toute traces, témoignent de la sérénité de son refuge. Le soleil se mire sur la pierre étalant son reflet en milliers d’éclats scintillants sur les flots. Sa chaleur incite au plongeon.

Le regard se perds alors sous la transparence de l’eau, s’invite au banquet des poissons colorés. Des parterres de coraux moirés entourent la piste où dansent les méduses gracieuses.
Les invités se succèdent, en carrosses tirés par des hippocampes rieurs. Le poisson clown, bouffon du roi amuse la galerie, tandis que le poisson-lune observe les amours des étoiles de mers. Les yeux saisissent l’aileron d’un dauphin qui jaillit hors de l’eau projetant d’innombrables perles brillantes sur la plage déserte.

Du haut de la falaise l’horizon flamboyant étale ses flammes sur l’océan qui rougit de plaisir.

Le regard à nouveau s’envole et retrouve la fontaine illuminée par les réverbères.
D’un battement de cils la réalité s’impose à nouveau.


L’homme se lève, fait quelques pas pour rejoindre le banc qui lui sert de chaumière. Il s’allonge sous la couverture sale et usée qui l’accompagne depuis quelques temps.

Une longue nuit l’attend, sans sommeil et sans rêves...

 

Sonia

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 12:00

La déesse Cyprine
Au parfum d’amandine,

Déverse son nectar
Au cœur de cet écrin,
La fleur de nénuphar
Où se pose sa main.

Le désir étincelle
En gouttes cristallines,
Dans la grotte charnelle
Invitant l’étamine.

Donnant à mon amant,
Une ardeur du matin
Il goûte tendrement
À l’intime butin.

Le délice dansant
De sa langue câline,
Sur des charbons ardents
Sa bouche cabotine,

D’un langoureux ballet
Attise le brasier,
J’implore en mon palais
Le pédicule altier.

 

Sonia

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